Retour en Europe

Publié le 31 Mai 2012

Eh oui, nous voilà de retour sur le vieux continent. Désolée pour tous ceux qui attendent des nouvelles, mais les connexions ne sont pas si faciles à trouver dans les petits villages espagnols, ou français pyrénéens. Et puis curieusement, le temps s'accélère ici ! Alors nous allons essayer de ratrapper le retard sans vous faire trop languir !

Notre dernier vol se déroulera parfaitement malgré nos inquiétudes. L'agence de voyage, censée s'occuper du transport de nos vélos, nous avait prévenu 1 mois plus tôt que la LAN ne les prenait pas et que nous devions nous débrouiller pour les envoyer en fret. Les agences de la LAN au Pérou nous donnaient, elles, des informations contraires, disant qu'il n'y aurait pas de problèmes; mais c'est le ventre un peu noué que nous nous présentons à l'enregistrement. Que va-t-il se passer s'ils refusent les vélos ? Nos inquiétudes s'envoleront vite. Le personnel de la LAN aura la palme de la gentillesse et de l'efficacité. A peine  nous aperçoivent-ils, qu'ils nous ouvrent un comptoir spécial, nous accueillant avec le sourire, aucun souci pour les vélos, ils sont pesés, numérotés et 10 minutes plus tard nous voilà soulagés : les vélos voyageront bien avec nous. Il en sera de même à la douane, les péruviens adorent les enfants, et nous passons donc devant tout le monde !

12 heures plus tard, nous récupérons bagages et vélos. Rien ne manque à l'appel, et plus rien ne nous sépare du retour. Nous passerons trois heures dans l'aérogare pour reconstruire les vélos et en sortons en fin d'après midi.


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Sur les conseils des taxis, nous empruntons une voie de service pour rejoindre la petite ville de Barajas car ici les autoroutes sont reines et il n'y a que des voies rapides interdites au vélos pour entrer et sortir de l'aéroport ! Nous n'irons pas plus loin ce jour là. 

Quel bonheur de retrouver l'Europe, tout est plus facile ici. Pas un seul coup de klaxon ce jour là et nous en aurons moins de 10 en une semaine, incroyable ! Pas d'inquiétudes, Monica, nous avons trouvé les espagnols très, très, très calmes !!! Et puis quel luxe d'avoir simplement un robinet a tourner pour trouver de l'eau potable, tout est plus facile, le moindre magasin offre un choix de nourriture variée et les enfants n'en reviennent pas de tout ce qu'il y a dans le premier supermarché où nous nous approvisionnons. 

La sortie de Madrid sera un peu difficile, le lendemain, et nous demandera plus de deux heures. Nous n'avons pas de carte d'Espagne, les seules que nous trouvons à acheter englobent toute l'Espagne et n'indiquent donc pas les petites routes. Tout le monde nous envoient sur les voies rapides, et même la police municipale restera perplexe quand nous lui demanderons comment sortir de la ville sans emprunter d'autoroute !!! Ce sera de même toute la journée. Pour ne pas faire de longs détours, nous prenons de petits chemins qui nous réservent quelques surprises, un gué à traverser, les vélos à pousser car la pluie qui vient de tomber a transformé la terre en glaise, mais le calme et la beauté des paysages nous enchantent.


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Nous sommes attendus chez Riki et Eva à Cabanillas del Campo, 45 kilomètres plus loin, mais en parcourrons finalement plus de 65, arrivant à la nuit tombée vers 22 heures.  Riki est parti à l'aéroport chercher Eva qui revient de Madrid, mais aura eu la gentillesse de laisser les clés pour que nous puissions nous installer et manger ce qu'il nous a préparé. Ils rentrent peu après. Encore une rencontre bien sympathique mais trop courte. Awa, leur petite fille de 4 ans nous attendu toute la journée d'avant, impatiente de jouer avec Nicolas et nous aurons du mal à partir, mais la route est encore longue jusqu'à Toulouse. Nous découvrirons quelques heures plus tard, qu'Eva nous a rempli les sacoches de pain fait maison, de fruits secs, de fruits, fromage. Quel régal !!! Et cela nous sera bien utile car c'en est fini des petites épiceries dans tous les villages !


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Nous voilà revenus sur les petites routes de campagnes dans une nature verte, verte. Nous retrouvons avec plaisir les paysages vallonnés, les champs de blés au printemps et des odeurs connues : genêts, chèvrefeuille, rosiers. Nous choisissons de toutes petites routes peu fréquentées et croisons plusieurs villages un peu fantômes. Malgré le peu d'habitants, tout nous parait si propre, si bien entretenu et tellement riche. Nous pédalons, pédalons, car le relief bien que doux est aussi bien marqué. Nous grimpons sur le plateau au nord de Madrid.


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La pluie, le froid et le vent ne nous laisserons pas de répit les premiers jours. Qu'il est difficile de sortir de la tente au petit jour quand il fait 5 degrés dehors, qu'une épaisse couche de nuage empêche le moindre rayon de soleil de nous réchauffer et qu'avec le décalage horaire , c'est le milieu de la nuit pour nous ! Nous trouvons  sans difficulté des beaux endroits pour bivouaquer même si en Espagne, c'est interdit !!! Mais nous décidons qu'il est surtout interdit de se faire prendre et apprécions de dormir dans des bois qui embaument le thym, et d'apercevoir des biches lorsque nous sortons de la tente le matin.  Nous en croiserons d'ailleurs des dizaines sur la route, ainsi que de nombreux chevreuils, des lapins et des cigognes, qui ont élu domicile dans cette région où il n'est pas nécessaire de migrer. Les vautours aussi planent le long du plateau et plairont beaucoup aux enfants, les consolant de ces matins frisquets.


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Avec la descente dans la vallée de l'Ebre, nous retrouvons la chaleur qui ne nous quittera plus. Nous apprécions de retrouver tous nos repères et nous habituons peu à peu à l'accent espagnol. Almazan, Carcastillo, Sangüesa, puis la vallée de Roncal, les villages traversés sont superbes et chargés d'histoire mais nous n'avons plus le temps de faire des détours ou de visiter. Et puis, nous sommes si proches, cela ne sera pas difficile de revenir. 


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Au détour d'un virage, nous apercevons enfin le premier panneau indiquant la France, sonnettes et cris de joie le saluent. Nous bifurquons dans la vallée qui monte au col et entamons notre série de premières et dernière fois !

Dernière montée d'un " vrai col" que nous ferons facilement, dernier bivouac à l'étranger dans un site superbe, avec la montagne en paysage et l'air pur, première voiture française, premiers cèpes et repunzou  que nous retrouvons, cela sent la maison...


        038 dernière montée     041 dernier bivouac à l'étranger et hors la loi !


 




 

 

Rédigé par allonsvoirsilaterreestronde

Publié dans #RETOUR

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sabine alcayde 01/06/2012 14:04

coucou !
comme au départ, je ne vais pas pouvoir etre là pour votre retour, je suis désolée, mais le coeur y est......je n'arrive pas à réaliser et imaginer votre état, mélange de grand bonheur,de fierté,
de fatigue, un peu de tristesse peut etre ? ........en tous les cas, merci, pour ce partage par le net, et un grand, immense bravo pour vos multiples exploits......savourez ce retour aux sources,
et à très vite !

Famille Federici 01/06/2012 11:39

A samedi, le pique-nique va vous sembler être un festin ! Profitez bien de vos derniers km de votre périple. Encore bravo à vous 6. Bisous Flo

Laurène 01/06/2012 09:38

quelle joie de vous avoir suivi pendant un an, je n'ai pas manqué une miette de votre périple !
On se voit bientôt et bon retour dans votre chez vous !
Bises

Famille Courtel 01/06/2012 06:25

Même en Espagne c'est magnifique ! Et les Pyrénées alors ! Bons derniers coups de pédale, bonnes retrouvailles certainement pleines d'émotions ! Ce que vous avez fait est FABULEUX. Après les
dernières pages. Le blog sera toujours lisible et dans quelques semaines, regarder le de nouveau et redonnez nous des nouvelles, pour que ce tour vive encore... Avec toute notre amitiés depuis
notre rencontre à la Laguna Verde !

Etienne 01/06/2012 01:20

Ah, c'est trop tot !!!

A samedi.

Les Robinsons 31/05/2012 21:20

Juste qqs minutes de bavardage en Mongolie, nous nous dirigions comme vous vers OB et depuis nous suivons toujours très étonnés votre périple. Emerveillés de votre endurance et de celle des
enfants. Souvenir indélébile qui leur restera sans nul doute et qu'ils réitéreront certainement lorsqu'ils seront adultes et ce, ...avec leurs propres enfants ? !

Bravo à vous car nous n'aurions jamais osé entreprendre un tel projet et ...nous n'avons que 2 enfants !!! :-)

Alors bon retour dans votre région, retour qui risque malgré tout d'être difficile au niveau du quotidien, de l'école etc... Bon courage et un grand merci à vous pour ce partage, les newwsletter
vont manquer.


Amicalement

Nathalie 31/05/2012 20:29

Bon retour parmi nous, impossible d'être là mais le coeur y est. Très beau périple grosses bises à vous tous

angelica 31/05/2012 19:15

Vous voilà sur la piste de rentrée et j'ai un peu craint ce moment oú vous nous quittez parce que les aventures c'est fini maintenant et le blog sera fermé. Alors pour nous c'est le moment de vous
remercier pour ce voyage magnifique dans des coins de la terre que nous ne connaissions à peine avec tant d'informations, de connaissances d'histoire et de culture. Les rencontres, les bons moments
et ceux qui étaient plutôt difficiles - Sandrine nous a toujours emmenés avec elle Nous avons bien aimé de traverser les continents en cortège et il nous semble d'avoir participé à la croissance
(en toutes sortes)des enfants. Rentrez bien et retrouvez un bon rythme de vie dans lequel vous intégrez tous les images et les expériences des mois passés Pour nous votre passage en Allemagne il y
a maintenant un an reste inoubliable!
Grand salut les Niestadtkötter de Rheda-Wiedenbrück

Corinne Jamet 31/05/2012 17:52

Quelle joie et quelle émotion de vous savoir maintenant si proches ! Cette année est passée finalement très vite ... Philippe, nous avons une pensée pour toi qui reprendra prochainement le chemin
du boulot et tu découvriras quelques changements ... Surprise ;)